Le 7/11/2015

Aujourd’hui, les médias parlent davantage du sec tape de Benzema et Valbuena que de la mort de René Girard. Et pourtant, celui-ci a une vision pertinente du fonctionnement des sociétés.
Cet essayiste ét philosophe a été longtemps rejeté par les français. Installé aux états Unis, c’est là bas qu’il enseigne les étudiants et construit son œuvre.
Pout René Girard, la vérité c’est que l’homme est toujours porteur du désir de posséder ce que possède l’autre. De là naît la rivalité entre les hommes.
Ce désir mimétique fait exploser la violence. Pour la faire cesser, les sociétés archaïques, trouvaient un bouc émissaire qu’il fallait détruire et qui remettait d’accord tout le monde. Ce fonctionnement crève les yeux encore aujourd’hui. Là où l’analyse de Girard diffère, c’est que le christianisme révèle l’innocence fondamentale de la victime choisie car les sociétés archaïques étaient, elles, persuadées de la culpabilité de la ou des victimes choisies. Dans le christianisme, la société après avoir détruit son bouc émissaire, se regroupe de façon identique, mais il est révélé par la suite au monde entier que le sacrifié est innocent. Comme beaucoup d’autres.
Cette sorte de vérité révélée est mal vécue de nos jours. Girard lui-même doutait à la fin de sa vie d’une réconciliation possible entre les hommes, qui continuent à faire expier des victimes innocentes pour resouder les groupes.
A méditer. Ne fonctionnons nous pas toujours de cette manière ?
Quelques livres de lui :
Mensonge romantique et vérité romanesque
La violence et le sacré
Etc..