13 mars 2015

Suite de mon aventure espagnole

Les Editions Malpaso m’ont demandé de leur envoyer la présentation enregistrée de mon livre en français, ce qui n’a pas été simple pour trouver le ton approprié. J’ai eu du mal mais j’y suis arrivée avec l’aide de mon mari qui m’a fait refaire le truc plusieurs fois jusqu’à ce que je trouve le ton naturel qui convenait. Bon. J’ai poussé un ouf de soulagement quand ça a été terminé.

En fait, en retour de courrier les Malpaso m’ont fait savoir que ce ce qu’ils voulaient, c’est que je leur envoie cette présentation filmée !!! Mince…Comme j’ai horreur d’être filmée, et que, lorsque c’est le cas, j’ai beaucoup de mal à ne pas pouffer de rire, je vois d’ici la séance de prise de vue avec mon mari…. Je vais essayer de faire ça ce weekend avec lui mais bon, ça va être coton….

C’est pas fini.
Les Editions Malpaso voulaient aussi que je fasse la lecture de la première page de mon livre en espagnol. Comme je n’arrivais pas à tout lire d’un coup tellement c’est difficile pour moi de lire en essayant de mettre un vague accent, j’ai été obligée de m’enregistrer par petits bouts, phrase après phrase et j’ai ensuite collé toutes ces phrases à la queue leu leu pour arriver à en faire un tout qui se tienne.
Quand je me suis réécoutée, c’était la cata…

J’étais tellement ridicule que mon mari était plié de rire en m’écoutant ânonner le texte et même en écoutant le texte complet. N’arrivant pas à mieux faire, tant pis. J’ai décidé d’envoyer mon fichier enregistré à l’attaché de presse de chez Malpaso qui m’avait contacté. Comme il était trop gros ( le texte) l’attaché m’a répondu qu’il me remerciait de mes efforts et qu’il avait, lui aussi bien rigolé en m’écoutant. Il va essayer de sélectionner des bouts de ce que j’ai laborieusement collé.
Du coup, afin de tenter d’améliorer ma diction espagnole, j’ai demandé à un copain qui parle très bien espagnol de lire le texte et de me l’envoyer pour que j’imite son accent. Eh bien, je n’y arrive pas du tout et je provoque à nouveau l’hilarité de la famille. Ça n’est pas du tout mieux que la première fois. Je me demande même si ce n’est pas pire.
Donc, je crois que vais laisser la maison Malpaso choisir les bouts qu’elle veut. A moins que je ne leur envoie le texte lu en espagnol par mon copain.
Quant au film, je l’enverrai si le résultat me convient…

Bref. Je n’arrive pas à rester tranquille dans mon coin avec ce Poju qui, maintenant, se prend pour un hidalgo

PS : je remercie l’équipe de la Maison Malpaso qui réalise des pubs extraordinaires sur mon livre.Voir l’article précédent

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4 mars 2015

 

moi lisant 2   IMG_0188_1

 Eh bien, je m’aperçois aujourd’hui que la pub des Editions Malpaso continue..,

J’ai regroupé sur une seule image tous les mimes qui se promènent dans Barcelone avec mon livre.

Pour vous faire un petit clin d’œil, j’ai fait un petit montage : j’ai rajouté une photo de moi très jeune (il y a très longtemps,,. )

C’est sans doute la raison pour laquelle je regarde ailleurs. En plus, je ne comprends pas l’espagnol, alors,,,

PS : je vous rappelle que le titre français est  » L’homme qui voulait rester dans son coin  » et qu’il a été publié aux Editions Hélène Jacob

1 mars 2015

JIMG_0161_1‘ai eu la surprise il y a quelques jours de voir sur le site des Editions Malpaso ( vous savez, cet éditeur espagnol qui a eu la bonne idée de traduire et de publier mon premier livre publié aux Editions Hélène Jacob) d’y trouver l’image ci-contre.

Et que voit-on sur cette image ? Un homme d’une grande noblesse, vêtu d’une toge blanche et d’une couronne de feuilles de laurier.

A première  vue, on dirait une statue étant donné l’immobilité du sujet et la couleur de son visage aussi blanche que celle de la toge. Eh, bien, ce n’est pas du tout une statue. C’est un mime. Il paraît que ça ce fait beaucoup en Espagne, le coup des mimes, et même à Avignon. Ce sont des amis qui me l’ont dit.  Il s’agit donc d’un personnage vivant, immobile et posé dans une belle avenue (Las Ramblas de Barcelone)  sur un fauteuil de velours rouge, aux côtés d’une belle vasque aux incrustations dorées.

Et que fait ce Monsieur ? Eh bien, il est en train de lire un livre. Et quel livre ? Si on agrandit la photo et que l’on y regarde de plus près, on se rend compte qu’il s’agit en fait de mon livre  » L’homme qui voulait rester dans son coin » traduit en espagnol sous le titre : « La inconcebible aventura del hombre que fue otro ». 

Alors là, ils m’épatent les espagnols. Je n’ai jamais vu quelque chose de semblable en France. C’est étonnant et très sympathique pour moi. Je me rends compte, en effet, que cette prestation inédite est une publicité pour attirer le regard des passants de cette celèbre voie de promenade en Espagne.

Vous me connaissez un peu maintenant. Je suis curieuse et j’aime aller au fond des choses. Donc, je creuse un peu plus loin et je m’interroge. Pourquoi le choix de cette image antique et magistrale pour illustrer mon écrit aux yeux des badauds? C’est bizarre, non ?

Me voilà partie dans des recherches Googlesques. Quelques minutes me suffisent pour trouver une réponse qui me satisfait. En Grèce, le laurier était dédié à Apollon et représentait l’immortalité acquise par la victoire, ainsi que la sagesse qui la conditionnait. La sagesse unie à l’héroïsme, en quelque sorte. D’où l’origine de la couronne de laurier qui ceignait la tête des héros, des génies et des sages, aussi bien en Grèce que plus tard dans l’empire romain.

Or, le héros de mon livre, « l’homme qui voulait rester dans son coin » est aux antipodes d’un vainqueur antique. C’est un antihéros. Comme vous le savez sans doute, il s’agit d’un homme moyen, pleutre, à la vie étriquée. On dirait aujourd’hui vulgairement : il est petit bras.

Pourquoi donc attirer l’attention des habitants de Barcelone par un homme antique impassible en train de faire lecture de mon livre ? Mystère !

En fait, Je pense avoir trouvé assez vite. Je suis assez contente de mon interprétation qui arrange l’ego de mon personnage falot et, par la même occasion, le mien. Si vous n’êtes pas d’accord avec ma façon de voir les choses, je vous invite à me laisser un commentaire pour me le dire.

Voilà donc ce que je pense. Mon personnage, peu étoffé au départ, se trouve par les caprices du hasard obligé de suivre un chemin chaotique contraire à sa personnalité. Peu habitué aux imprévus de l’existence, il est contraint de réfléchir, d’agir en conséquence, de lutter, d’improviser. Bref de, muter.

Cette métamorphose intérieure l’amène à devenir autre (otre ?) qu’il n’etait et donc à se vaincre lui-même. N’est-ce pas là une explication limpide ? 

J’ai, par ailleurs, appris, il y a fort longtemps, dans mes lettres classiques, que cette métamorphose intérieure, en grec ancien, s’appelle metanoïa… C’est un très joli mot.

 

23 février 2015

 

Comme vous le savez, mon livre « L’homme qui voulait rester dans son coin » publié aux Editions Hélène Jacob, a été traduit en Espagnol par les Éditions Malpaso.

Comme j’ai l’esprit curieux, j’ai voulu en savoir davantage sur cette maison dont j’ignorais l’existence il y a peu. Et surcouverture espagnole_1 mon chemin, je suis allée de surprises en surprises.

L’état d’esprit de la maison tout d’abord : « nous soutenons et nous croyons que les crises sont des occasions d’innover, d’apprendre et de grandir… »

Leur localisation : Les livres des Editions Malpaso sont présents dans toutes les librairies d’Espagne, dans certaines au Mexique et dans quelques-unes à Buenos Aires.

Leur catalogue prestigieux : s’y côtoient des auteurs aussi prestigieux que, Noam Chomsky, William Boyd, Martin amis, Kurt Vonnegut, David Trueba, Martín Caparrós, Kingsley Amis, Eduardo Lago, Frank Zappa, Eduardo Lago, Pussy Riot…

Et moi et moi et moi…!

Je vous laisse découvrir leur biographie et leurs œuvres sur le site :

http://malpasoed.com/tienda/index.php?controller=manufacturer

 

 

17 fevrier 2015

couverture espagnole_1

Aujourd’hui je suis dans une joie absolue. Mon livre  » L’homme qui voulait rester dans son coin », paru aux Éditions Hélène Jacob, vient d’être traduit en Espagne par la maison d’éditions Malpaso. je suis tellement contente que je ne peux rien vous confier d’autre si ce n’est la photo du livre avec ce titre incroyable :  » La inconcebible aventura del hombre que fue otro »

Le titre et l’image de couverture m’enchantent et correspondent de facon assez extraordinaire au contenu du livre.

Pour le plaisir, je vous insère une autre image que j’ai trouvé sur vle site facebook de cette maison espagnole