Le 6 août 2015

Voici un beau compliment des Editions Hélène Jacob sur mon livre Habemus Praesidem :  » On ne présente plus la plume séduisante de Manou Fuentes. Dans cette fable, un illustre inconnu, Anastase Martin, se retrouve candidat à la présidence de la République française. Et là, la « politique du Rien » va s’installer progressivement…
Serait-ce un avant-goût de ce qui nous attend ? »

http://www.editionshj-store.com/products/habemus-praesidem-manou-fuentes

 

 

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24 juin 2015

Très agréable article de  » JeLis » sur mon roman  » Rue des fleurs muettes » édité par les Éditions Hélène Jacob . Je le reproduis ci-dessous ( le lien du blog est en fin d’article) :

Après une première page “classique”, tout bascule avec une mort inattendue et légèrement compromettante. Et là, classiquement, dans l’affolement, la mauvaise décision est prise. Roland va-t-il arriver à exécuter son plan pour s’en sortir ? Et ce, sans qu’aucun grain de sable ne vienne gripper la belle mécanique qu’il imagine sur le vif ? Pas besoin de spoiler ici. Si tout se déroulait à la perfection il n’y aurait pas d’histoire à raconter ! Il y a toujours un grain de sable, même avec les meilleurs plans ! Et là… dans la précipitation…

La prostitution, liée à l’un des grains de sable de ce plan “parfait”, est omniprésente dans ce livre. L’auteur en dresse un portrait sans concession et qui semble réaliste en abordant entre autre la fatalité et les moyens d’en sortir. Pour cela il s’appuie sur un personnage fort en caractère et non dénué d’intelligence qui réussi à tirer parti de la plupart des situations et de pouvoir ainsi rebondir.

J’ai trouvé que le chantage aurait pu être mieux géré. Je l’ai trouvé trop étalé dans le temps pour être réaliste. Le maître chanteur donne trop d’information, trop tôt, et varie peu. Cela pourrait permettre à la victime de contre attaquer au lieu de subir passivement. De toute façon, il n’y a que deux manière de sortir de la boucle infernale du chantage : la diffusion de la vérité ou la mort ! Ne comptez pas sur moi pour vous indiquer l’issue choisie par l’auteur.

J’ai cru un moment que tout allait basculer avec la sous location de l’appartement de Sonia…

Bref, un bon policier dépassant du cadre en abordant sans honte ni fausse pudeur le milieu de la prostitution. Malgré un chantage qui traîne trop en longueur à mon goût, et un petit manque de naturel dans certains dialogues, j’ai pris plaisir à cette lecture. Les personnages sont un petit peu stéréotypés, mais cela semble voulu pour pouvoir en dégager le cadre et les réflexions relatives à ce milieu. Par ailleurs, j’ai trouvé que l’auteur rendait bien les états d’esprit de ses différents personnages.

« Aujourd’hui, Boris est un garçon apaisé. Il a pris son parti de cette perte. Il a marché en silence sur le chemin de Compostelle, a écouté la nature, observé les oiseaux, dormi à la dure. Ce dépouillement du superflu lui a fait le plus grand bien. À Saint-Jacques, il s’est réconcilié avec la vie. Il a accepté le manque et a trouvé la joie et la paix au bout de la route. »

« Pourquoi ? Elle seule peut le dire. Roland croit deviner le revirement inouï de Flora. Sans doute exploitée, corps et âme depuis de longues années, elle était devenue une chose. Une chose dans ses mains. Sa chose. Avec ce meurtre, elle a cessé d’être quelque chose pour devenir quelqu’un. »

http://www.nouslisons.fr/?action=fiche&id=24270

9 juin 2015

MAX de MIA

Je viens de terminer ce thriller que j’ai lu en deux fois seulement. On peut dire que les deux auteurs savent tenir leur lecteur en haleine. Ce livre est un livre cru, dérangeant qui met à mal le cartésianisme occidental issu des Lumières. En effet, les personnages ne paraissent pas être maîtres de leurs destins. Ils sont déterminés, beaucoup plus qu’il ne le croient, par des forces malignes qui les dépassent. Ce livre de fiction met en lumière la part obscure de notre âme. Un livre noir, envoûtant, qui laisse les occidentaux de progrès, que nous croyons être, dans un certain malaise. La lucidité est portée jusqu’à l’incandescence avec une rare violence. Sans qu’il y ait de véritable référence biblique la question du Bien et du Mal, qui traverse tout homme, est clairement affichée. L’homme aime le Bien mais il fait aussi le Mal qui le possède contre sa volonté. Les personnages sont « possédés « . Ce livre, bien écrit, incite à ne pas se voiler la face devant les horreurs commises par les hommes. Souvent, les œuvres de fiction accèdent à une forme de vérité. C’est le cas. Et les choses sont rarement dites sous cette forme. La fin est étonnante, dure et paradoxalement rassurante. Je n’en dis pas plus pour vous laisser le plaisir ou le malaise de le découvrir.

9 avril 2015

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Voici la nouvelle boutique des Editions Hélène Jacob mise en ligne depuis le 6 avril et dont je n’ai pas eu le temps de vous parler.
Pourquoi cette boutique est-elle extrêmement intéressante pour les lecteurs ?

 

D’abord, la présentation en est limpide et superbe.

Ensuite :

– cette boutique évite (aux lecteurs qui le souhaitent) le passage par les distributeurs intermédiaires des plateformes habituelles.

– il est possible de lire les livres numériques en 3 versions différentes ( ePub, mobi et pdf) sur tous types de liseuses et ordinateurs.

– il est possible de profiter d’un programme de fidélité en récompensant les meilleurs lecteurs et en leur offrant un accès en avant-première aux futures publications.

– le lecteur dès son premier achat peut parrainer de nouveaux lecteurs c’est à dire toucher une commission chaque fois que ses filleuls achèteront un livre.

– Tous les achats sont à régler exclusivement via PayPal mais PayPal propose l’option du paiement par carte bancaire aux personnes qui ne possèdent pas de compte PayPal.

Pour visiter le site et y puiser des renseignements complémentaires, veuillez cliquer sur le lien suivant :
http://urlz.fr/1OZo

Je vous souhaite une belle découverte de cette boutique et d’excellentes lectures pour l’avenir !

27 mars 2015

« L’homme qui voulait rester dans son coin » fait encore des siennes en Espagne. Voici un article en espagnol d’Andrés Barrero que j’ai demandé à un ami de traduire en français :
Il y a des personnes que font de leur absence de caractéristiques leur principale caractéristique. Ce sont des personnes anodines qui vivent sans laisser de trace autre que bureaucratique, par essence inévitable. Le protagoniste de « l’inconcevable aventure de l’homme qui a été un autre » Édouard Pojulebe, est une de ces personnes bien qu’il ait, au départ, un élément différentiel : son nom. On ne peut pas dire qu’Edouard est une personne invisible par nature, non, il s’est simplement laissé porter.
Dans sa vie il ne se passe rien, il ne fait rien, mais lorqu’arriveront des événements extraordinaires, il se trouve qu’il va rendre les choses extraordinaires. On ne sait jamais si l’aventure d’Édouard Pojulebe a consisté à être réellement un autre ou à oser simplement être autre. En tout cas le résultat est un roman magnifique avec autant d’intensité psychologique que littéraire.
L’origine des vicissitudes de Pojulebe est précisément son nom de famille. La trame du roman parvient à révéler à la perfection la complexité du personnage tout autant qu’un auteur de talent. A l’évidence, Manou Fuentes l’est.
On comprend le personnage au travers de son nom de famille, mais aussi grâce aux situations inattendues auxquelles il est confronté. On observe que les décisions prise par Pojulebe sont sensiblement différentes des celles que l’on aurait pu prendre en pareille situation. Disons que ses mécanismes mentaux face à l’adversité ne sont pas habituels, ce qui fait partie de l’enchantement du roman qui démontre, entre autres, qu’il peut toujours y avoir un autre chemin.
Il m’apparaît à moi que l’approche argumentaire de Manou Fuentes est originale et brillante. Si nous ajoutons à cela la capacité de dérouter le lecteur, de construite les personnage tout en maintenant le rythme, il faut conclure que nous sommes devant un auteur très bon.
Au début de son aventure, quand Pojulebe se voit plongé dans une situation qu’il ne comprend pas, comme il ne sait pas comment vivre cette angoisse inconnue, il cherche des réponses dans tout ce qui lui tombe sous la main, la littérature, la philosophie ou l’auto contrôle . ET il ne trouve aucune solution. Toutefois, au fur et à mesure que la situation se complique, il est entraîné dans une spirale d’événements. Et là, plutôt que de chercher des réponses à ses questions, il se contente de les vivre. Peut-être est- ce cela que l’aventure inconcevable de l’homme qui a été un autre essaye de nous dire, ou peut-être pas : vivre suscite des questions et se contenter de les vivre est déjà une réponse.
Andrés Barrero
contacto@andresbarrero.es

http://www.librosyliteratura.es/la-inconcebible-aventura-del-hombre-que-fue-otro.html