17 mars 2015

Voici un article sur mon premier livre « l’homme qui voulait rester dans son coin  » publié aux Editions Hélène Jacob. J’ai trouvé cet article sur la page FB de Malpaso. Il est écrit par un chroniqueur nommé ORPHEO (je l’ai traduit en dessous à l’aide de Google ) :
Manou Fuentes: “La Inconcebible Aventura del Hombre que fue Otro”
¡Es increíble que esta obra sea el debut de este médico anestesista criado en la Francia rural que sin duda hará carrera en la literatura! Ya antes había publicado el libro “Habemus Praesidem”, brillante sátira contra la corrupta política y la labor nada imparcial de muchos medios de comunicación. Para John G. Vernon es una gran novela filosófica y la llega a compara con el clásico “Cándido” de Voltaire. Trata sobre la vida de un contable solitario y anónimo de vida monótona que sólo destaca por su poco corriente apellido. Toda su vida repleta de estabilidad se desmorona cuando otra persona con su mismo apellido muere a su espalda en plena calle tras tratar de hablarle. Este hecho desencadena una serie de imprevisibles acontecimientos que le llevan a iniciar una nueva vida desde cero. Pero resulta muy difícil ser otra persona y esto da origen a situaciones humorísticas y a reflexiones válidas para cualquier lector. Al final el libro nos habla de los problemas y las preguntas que plantea la vida de cualquier ser humano. No extraña que “La Culture” lo defina como “Un debut espectacular. Una historia que cautiva sutilmente”. ¡Vaya aventura llena de humanidad y humanismo!


Traduction Google :
«L’aventure inconcevable d’un homme qui était autre« C’est incroyable que ce travail est le premier de cette anesthésiste élevée dans la France rurale qui va certainement faire carrière dans la littérature! Elle avait déjà publié « Habemus Praesidem » brillante satire contre la politique corrompue et rien travail impartial de nombreux médias. Pour John G. Vernon c’est un grand roman philosophique comparable avec le classique « Candide » de Voltaire. À propos de la vie solitaire et monotone d’un anonyme uniquement remarquable pour son nom inhabituel. Toute sa vie pleine de stabilité se écroule quand une autre personne portant le même nom meurt sur son dos dans la rue après avoir essayé de parler. Cela déclenche une série d’événements imprévisibles qui l’amènent à commencer une nouvelle vie à partir de zéro. Mais il est très difficile d’être quelqu’un d’autre, ce qui donne lieu à des situations humoristiques et des réflexions valables pour ne importe quel lecteur. A la fin des pourparlers de livre sur les questions soulevées par la vie de tout être humain. Pas étonnant que la «culture» le définit comme «A débuts spectaculaires. Une histoire qui captive subtilement « . Une aventure pleine d’humanité et de l’humanisme!

Je reprends ma plume :  le travail de cette anesthésiste élevée dans la France rurale… Ça me fait rire … En fait je crois qu’ORPHEO fait allusion à cela car dans ma biographie Amazonienne, je crois que j’ai indiqué que j’ai grandi à la campagne…

Lien vers le site d’ORPHEO :

http://ultimahoraorpheo.blogspot.com.es/2015/03/novedades-malpaso-ediciones.html

4 mars 2015

 

moi lisant 2   IMG_0188_1

 Eh bien, je m’aperçois aujourd’hui que la pub des Editions Malpaso continue..,

J’ai regroupé sur une seule image tous les mimes qui se promènent dans Barcelone avec mon livre.

Pour vous faire un petit clin d’œil, j’ai fait un petit montage : j’ai rajouté une photo de moi très jeune (il y a très longtemps,,. )

C’est sans doute la raison pour laquelle je regarde ailleurs. En plus, je ne comprends pas l’espagnol, alors,,,

PS : je vous rappelle que le titre français est  » L’homme qui voulait rester dans son coin  » et qu’il a été publié aux Editions Hélène Jacob

2 mars 2015

Aujourd’hui, je suis ravie. Mon quatrième roman est sorti de matin aux Edition Hélène Jacob. Rue des fleurs muettes il s’appelle.

Couv FleursRoland Vogel est un homme politique influent que la vie a plutôt gâté. Dans le civil, il dirige une entreprise prospère d’import-export en région d’Île-de-France. Sa passion dévorante pour une jeune femme lui fait perdre la tête, l’amenant à mener une double vie que ni sa femme ni ses proches ne soupçonnent.

Lorsqu’un matin au réveil, il retrouve sa jeune amante décédée à ses côtés, les mâchoires d’un terrible étau vont se refermer sur lui, malgré les initiatives un peu folles qu’il va être amené à prendre pour tenter d’échapper au scandale familial et politique, à un maître chanteur qui le harcèle et aux eaux troubles du milieu proxénète.

Après « L’homme qui voulait rester dans son coin », « Habemus Praesidem » et « Miss Smart », je vous  convie avec ce quatrième roman à une aventure sombre et rocambolesque qui fera frissonner, j’espère, le lecteur.

Liens de distribution disponibles :

1 mars 2015

JIMG_0161_1‘ai eu la surprise il y a quelques jours de voir sur le site des Editions Malpaso ( vous savez, cet éditeur espagnol qui a eu la bonne idée de traduire et de publier mon premier livre publié aux Editions Hélène Jacob) d’y trouver l’image ci-contre.

Et que voit-on sur cette image ? Un homme d’une grande noblesse, vêtu d’une toge blanche et d’une couronne de feuilles de laurier.

A première  vue, on dirait une statue étant donné l’immobilité du sujet et la couleur de son visage aussi blanche que celle de la toge. Eh, bien, ce n’est pas du tout une statue. C’est un mime. Il paraît que ça ce fait beaucoup en Espagne, le coup des mimes, et même à Avignon. Ce sont des amis qui me l’ont dit.  Il s’agit donc d’un personnage vivant, immobile et posé dans une belle avenue (Las Ramblas de Barcelone)  sur un fauteuil de velours rouge, aux côtés d’une belle vasque aux incrustations dorées.

Et que fait ce Monsieur ? Eh bien, il est en train de lire un livre. Et quel livre ? Si on agrandit la photo et que l’on y regarde de plus près, on se rend compte qu’il s’agit en fait de mon livre  » L’homme qui voulait rester dans son coin » traduit en espagnol sous le titre : « La inconcebible aventura del hombre que fue otro ». 

Alors là, ils m’épatent les espagnols. Je n’ai jamais vu quelque chose de semblable en France. C’est étonnant et très sympathique pour moi. Je me rends compte, en effet, que cette prestation inédite est une publicité pour attirer le regard des passants de cette celèbre voie de promenade en Espagne.

Vous me connaissez un peu maintenant. Je suis curieuse et j’aime aller au fond des choses. Donc, je creuse un peu plus loin et je m’interroge. Pourquoi le choix de cette image antique et magistrale pour illustrer mon écrit aux yeux des badauds? C’est bizarre, non ?

Me voilà partie dans des recherches Googlesques. Quelques minutes me suffisent pour trouver une réponse qui me satisfait. En Grèce, le laurier était dédié à Apollon et représentait l’immortalité acquise par la victoire, ainsi que la sagesse qui la conditionnait. La sagesse unie à l’héroïsme, en quelque sorte. D’où l’origine de la couronne de laurier qui ceignait la tête des héros, des génies et des sages, aussi bien en Grèce que plus tard dans l’empire romain.

Or, le héros de mon livre, « l’homme qui voulait rester dans son coin » est aux antipodes d’un vainqueur antique. C’est un antihéros. Comme vous le savez sans doute, il s’agit d’un homme moyen, pleutre, à la vie étriquée. On dirait aujourd’hui vulgairement : il est petit bras.

Pourquoi donc attirer l’attention des habitants de Barcelone par un homme antique impassible en train de faire lecture de mon livre ? Mystère !

En fait, Je pense avoir trouvé assez vite. Je suis assez contente de mon interprétation qui arrange l’ego de mon personnage falot et, par la même occasion, le mien. Si vous n’êtes pas d’accord avec ma façon de voir les choses, je vous invite à me laisser un commentaire pour me le dire.

Voilà donc ce que je pense. Mon personnage, peu étoffé au départ, se trouve par les caprices du hasard obligé de suivre un chemin chaotique contraire à sa personnalité. Peu habitué aux imprévus de l’existence, il est contraint de réfléchir, d’agir en conséquence, de lutter, d’improviser. Bref de, muter.

Cette métamorphose intérieure l’amène à devenir autre (otre ?) qu’il n’etait et donc à se vaincre lui-même. N’est-ce pas là une explication limpide ? 

J’ai, par ailleurs, appris, il y a fort longtemps, dans mes lettres classiques, que cette métamorphose intérieure, en grec ancien, s’appelle metanoïa… C’est un très joli mot.

 

23 février 2015

 

Comme vous le savez, mon livre « L’homme qui voulait rester dans son coin » publié aux Editions Hélène Jacob, a été traduit en Espagnol par les Éditions Malpaso.

Comme j’ai l’esprit curieux, j’ai voulu en savoir davantage sur cette maison dont j’ignorais l’existence il y a peu. Et surcouverture espagnole_1 mon chemin, je suis allée de surprises en surprises.

L’état d’esprit de la maison tout d’abord : « nous soutenons et nous croyons que les crises sont des occasions d’innover, d’apprendre et de grandir… »

Leur localisation : Les livres des Editions Malpaso sont présents dans toutes les librairies d’Espagne, dans certaines au Mexique et dans quelques-unes à Buenos Aires.

Leur catalogue prestigieux : s’y côtoient des auteurs aussi prestigieux que, Noam Chomsky, William Boyd, Martin amis, Kurt Vonnegut, David Trueba, Martín Caparrós, Kingsley Amis, Eduardo Lago, Frank Zappa, Eduardo Lago, Pussy Riot…

Et moi et moi et moi…!

Je vous laisse découvrir leur biographie et leurs œuvres sur le site :

http://malpasoed.com/tienda/index.php?controller=manufacturer

 

 

17 fevrier 2015

couverture espagnole_1

Aujourd’hui je suis dans une joie absolue. Mon livre  » L’homme qui voulait rester dans son coin », paru aux Éditions Hélène Jacob, vient d’être traduit en Espagne par la maison d’éditions Malpaso. je suis tellement contente que je ne peux rien vous confier d’autre si ce n’est la photo du livre avec ce titre incroyable :  » La inconcebible aventura del hombre que fue otro »

Le titre et l’image de couverture m’enchantent et correspondent de facon assez extraordinaire au contenu du livre.

Pour le plaisir, je vous insère une autre image que j’ai trouvé sur vle site facebook de cette maison espagnole

15 février 2015

 

Bonjour tout le monde.

Ceci est le premier article de mon blog.

Voilà.

Ma charmante éditrice,  Hélène Jacob, que j’adore et qui se donne un mal fou pour tous ses auteurs (je ne le dirai jamais assez), me suggère de faire vivre mon personnage auteur tout en restant moi-même.

Me voilà bien embêtée.

Autant, écrire sous ma couette ou dans les profondeurs de mon fauteuil n’est pas pour moi difficile, dévoiler mon personnage auteur (au vu et au su de tout le monde) me coûte énormément. Comme le suggère le titre de mon premier livre, j’aime bien rester cachée dans mon coin. De plus, je ne me considère pas comme un véritable écrivain, je n’ai aucun message à transmettre et je me suis mise à écrire au moment de la retraite comme d’autres font du tricot.

Et puis, qui suis-je ? Malgré mes longues années d’apprentissage, je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que j’aime lire, réfléchir, mettre des mots sur les choses et les événements. Mais sur mon personnage auteur, rien. Je n’ai rien à dire. Nada. Faut-il donc que je le crée, ce personnage ?

 J’ai lu aujourd’hui, un article dans la revue « Contextes » donne je vous donne les références en bas de page. Cet article pose bien, me semble-t-il, le problème existentiel que j’ai à résoudre. Lisez donc ce qui suit.

La vie sociale, parce qu’elle se déroule sous le regard d’autrui, baigne d’emblée dans la spectacularité et convoque une dimension esthétique liée aux façons de paraître. On peut en faire son miel comme Proust ou le déplorer, comme Jean-Jacques Rousseau. Les individus composent avec cette donnée inhérente à l’état de société, pour en jouer ou la déjouer. Avec les débuts de l’ère médiatique moderne, dans les années 1830, cette condition spectaculaire prend une nouvelle dimension en régime de singularité : les formes de «visibilité» des artistes constituent désormais des propriétés spécifiques de leur existence publique… […].

Tout le monde connaît le visage d’Amélie Nothomb, parfois avant même d’avoir lu un seul de ses ouvrages. La couverture du roman, Le Fait du Prince (2008), porte une photo colorisée de l’auteure, signée par le duo d’artistes Pierre & Gilles, sous le titre Bloody Amélie. Nothomb y pose telle une Vierge en prière, iconographie qui fait écho à la conception divine par laquelle elle explique sa fécondité littéraire… […]

Récemment, j’ai étudié quelques photos de presse de Michel Houellebecq : on y observe une manière très constante de poser devant l’objectif, notamment quant à la posture physique et à la cigarette tenue entre le majeur et l’annulaire […]. Ce qui suscite des commentaires très différenciés, comme ceux d’un auteur comme Éric Chevillard : « Est-ce un hasard si Michel Houellebecq est devenu le héros de notre microcosme littéraire ? Sa détresse visible, affichée, triomphante est le symptôme d’un état des choses accablant que mille autres indices attestent. Il n’y a pas de malentendu. Il fallait que le vainqueur fût un vaincu. La littérature est une misère. » […]  

L’engagement physique de la personne dans l’œuvre caractérise par exemple la démarche controversée de Christine Angot. Celle-ci estime que ses textes autofictifs trouvent leur pleine réalisation non dans l’ouvrage imprimé, mais au cours de la lecture publique, lorsque la voix et le corps portent le texte et assument sa charge intime : « Je ne veux plus jamais entendre dire que ce n’est pas important la vie des écrivains, c’est plus important en tout cas que les livres. […] C’est un acte quand on parle. Quand on parle c’est un acte. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. » […]

Un autre type d’énonciation prophétique, s’adosse me semble-t-il à un modèle médiatiquement très diffusé, celui de Marguerite Duras. Quand un auteur performe son texte, une telle incarnation est tout à la fois un acte énonciatif (un ethos, une vocalité, un ton et un «effet dramatique» en contexte ritualisé. […]

Henri Michaux s’y est souvent refusé : « Ceux qui veulent me voir n’ont qu’à me lire, mon vrai visage est dans mes livres », écrit-il à Brassaï. […]

Bon. Je reprends ma plume.

Je ne me sens pas écrivain.

Je suis planquée au fond de ma campagne.

Je n’ai envie, ni de gilet ou d’écharpe rouge, ni de grands chapeaux noirs ou de génuflexions virginales. Toutes ces choses, c’est pas mon truc.

Avec toutes les précautions que ma modestie me suggère, je me sens plus proche d’Henri Michaux.

Se mettre en scène ou pas ? That is the question.

Mon blog va-t-il survivre à ce questionnement ?

Vais-je réussir à accomplir ce que me demande Hélène ?

L’avenir me le dira.

Leçon inaugurale au titre de professeur associé à l’Université de Lausanne, prononcée le mercredi 19 novembre 2014, sous le titre « « Écrire, c’est entrer en scène » : la littérature en personne. Jérôme Meizoz : http://contextes.revues.org/6003