l’insoutenable normalité de François Hollande

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L’insoutenable normalité de François Hollande, est un pamphlet sur notre président actuel. Il y a au sein même de la personnalité de ce bonhomme une telle banalité revendiquée que le fait qu’il parvienne, sans crier gare, à être le premier des Français, au nez et à la barbe de tout le monde, m’interroge.

Quand notre petit bonhomme de rien du tout s’est pointé avec ses blagues de comptoir, ses yeux naïfs sous ses lunettes mouillées de pluie, ses pantalons tire-bouchonnés et son passé sans histoire, nous nous sommes écriés en chœur, c’est lui. C’est lui que nous voulons. Juste lui. Il n’a l’air de rien, mais tant pis.

Nous en avons assez des ray bans, des yachts de luxe, des chanteuses sexy à la voix susurreuse énamourée. Nous en avons assez des cuisses raffermies par les courses à vélo, des halètements intensifs, des sweat-shirts trempés de transpirations sportives. Nous en avons ras le bol des monarques, des bling-bling, des sprinters, des qui vocifèrent ou gonflent de tout leur moi leur poitrine.

Ce que nous voulons, c’est un type tranquille, capable de lire son journal à l’ombre d’un parasol avec une petite femme inconnue à ses côtés, bien propre sur elle et sans histoire. Ce que nous voulons, c’est un type comme nous, comme lui, un mec qui corresponde à la moyenne, un mec ni trop beau, ni trop laid, ni trop gros ni trop maigre, ni trop grand ni trop petit, ni trop dur, ni trop mou. Un mec normal, quoi !

Dans un premier temps, tout le monde a été enchanté par cette normalité nouvelle qui nous changeait des frasques et incartades qui frappaient les autres candidats jugés « hors normes ». On peut dire que le mot « normal » a fait mouche. Notre improbable président a réussi, en douceur et par un coup du sort incroyable, à devenir président de la République.

Notre grand homme comprend après coup les désagréments que lui apporte le fait de s’être présenté comme trop normal. Il en vient donc rapidement à se plier à la réalité des faits. Il touche du doigt qu’il est à présent le chef d’un grand État de la planète et pas un sombre élu de Corrèze, fut-il secrétaire du parti socialiste.

La normalité a bien rempli son office et a donné ses fruits en temps utile. Il est, donc, grand temps de passer à autre chose