24 juin 2015

Très agréable article de  » JeLis » sur mon roman  » Rue des fleurs muettes » édité par les Éditions Hélène Jacob . Je le reproduis ci-dessous ( le lien du blog est en fin d’article) :

Après une première page “classique”, tout bascule avec une mort inattendue et légèrement compromettante. Et là, classiquement, dans l’affolement, la mauvaise décision est prise. Roland va-t-il arriver à exécuter son plan pour s’en sortir ? Et ce, sans qu’aucun grain de sable ne vienne gripper la belle mécanique qu’il imagine sur le vif ? Pas besoin de spoiler ici. Si tout se déroulait à la perfection il n’y aurait pas d’histoire à raconter ! Il y a toujours un grain de sable, même avec les meilleurs plans ! Et là… dans la précipitation…

La prostitution, liée à l’un des grains de sable de ce plan “parfait”, est omniprésente dans ce livre. L’auteur en dresse un portrait sans concession et qui semble réaliste en abordant entre autre la fatalité et les moyens d’en sortir. Pour cela il s’appuie sur un personnage fort en caractère et non dénué d’intelligence qui réussi à tirer parti de la plupart des situations et de pouvoir ainsi rebondir.

J’ai trouvé que le chantage aurait pu être mieux géré. Je l’ai trouvé trop étalé dans le temps pour être réaliste. Le maître chanteur donne trop d’information, trop tôt, et varie peu. Cela pourrait permettre à la victime de contre attaquer au lieu de subir passivement. De toute façon, il n’y a que deux manière de sortir de la boucle infernale du chantage : la diffusion de la vérité ou la mort ! Ne comptez pas sur moi pour vous indiquer l’issue choisie par l’auteur.

J’ai cru un moment que tout allait basculer avec la sous location de l’appartement de Sonia…

Bref, un bon policier dépassant du cadre en abordant sans honte ni fausse pudeur le milieu de la prostitution. Malgré un chantage qui traîne trop en longueur à mon goût, et un petit manque de naturel dans certains dialogues, j’ai pris plaisir à cette lecture. Les personnages sont un petit peu stéréotypés, mais cela semble voulu pour pouvoir en dégager le cadre et les réflexions relatives à ce milieu. Par ailleurs, j’ai trouvé que l’auteur rendait bien les états d’esprit de ses différents personnages.

« Aujourd’hui, Boris est un garçon apaisé. Il a pris son parti de cette perte. Il a marché en silence sur le chemin de Compostelle, a écouté la nature, observé les oiseaux, dormi à la dure. Ce dépouillement du superflu lui a fait le plus grand bien. À Saint-Jacques, il s’est réconcilié avec la vie. Il a accepté le manque et a trouvé la joie et la paix au bout de la route. »

« Pourquoi ? Elle seule peut le dire. Roland croit deviner le revirement inouï de Flora. Sans doute exploitée, corps et âme depuis de longues années, elle était devenue une chose. Une chose dans ses mains. Sa chose. Avec ce meurtre, elle a cessé d’être quelque chose pour devenir quelqu’un. »

http://www.nouslisons.fr/?action=fiche&id=24270

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